Licenciement à l’amiable : tout ce qu’il faut savoir pour bien procéder

Licenciement à l'amiable : tout ce qu'il faut savoir pour bien procéder
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Le licenciement à l’amiable est une expression courante, mais juridiquement inexacte : en droit français, il désigne en réalité la rupture conventionnelle, dispositif légal permettant de mettre fin à un CDI d’un commun accord. Comprendre ses règles, ses étapes et ses conséquences financières est essentiel pour sécuriser la démarche et défendre ses droits.

Qu’est-ce que le licenciement à l’amiable et à qui s’adresse-t-il ?

L’expression licenciement à l’amiable est largement répandue, mais elle n’existe pas en droit du travail français. Un licenciement désigne une décision unilatérale de l’employeur : par définition, il ne peut pas être “à l’amiable”.

Une expression courante, un seul dispositif légal

En pratique, cette expression désigne la rupture conventionnelle, introduite par la loi du 25 juin 2008. Il s’agit du seul mécanisme légal permettant de rompre un CDI d’un commun accord entre l’employeur et le salarié.

Les trois modes de rupture du contrat de travail se distinguent clairement :

  • La rupture conventionnelle : accord mutuel des deux parties
  • Le licenciement : décision imposée par l’employeur
  • La démission : initiative exclusive du salarié

Quels contrats sont concernés ?

La rupture conventionnelle concerne uniquement les salariés en CDI, sans condition d’ancienneté. Les salariés en CDD, en contrat d’apprentissage, en intérim ou en période d’essai en sont exclus.

Le CDD peut néanmoins faire l’objet d’une résiliation amiable, prévue à l’article L1243-1 du Code du travail. Cette résiliation ne requiert pas d’homologation par la DREETS, mais exige un accord écrit des deux parties.

Dans tous les cas, le consentement doit être libre et sans contrainte. Toute pression de l’employeur ou du salarié expose la convention à une requalification judiciaire.

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Quelle est la procédure à suivre pour un licenciement à l’amiable ?

La rupture conventionnelle suit un processus encadré par le Code du travail. Chaque étape est obligatoire pour garantir la validité de la convention et protéger les deux parties.

Étape 1 : la proposition de rupture

La démarche débute par une proposition formulée par l’employeur ou le salarié. L’oral est autorisé, mais l’écrit est fortement recommandé pour prévenir tout litige ultérieur. Aucune des deux parties ne peut imposer cette rupture à l’autre.

Étape 2 : l’entretien préalable obligatoire

Au moins un entretien doit se tenir. Les deux parties y discutent des modalités : date de rupture du contrat et montant de l’indemnité. Le salarié peut se faire assister par un représentant du personnel ou un conseiller extérieur inscrit sur liste officielle. Si le salarié est assisté, l’employeur bénéficie du même droit.

Étape 3 : la négociation des conditions

Cette phase porte sur l’indemnité supra-légale, une éventuelle clause de non-concurrence, le maintien d’avantages, une aide à la reconversion ou des droits CPF.

Étape 4 : la signature de la convention de rupture

La convention est établie en 3 exemplaires (salarié, employeur, DDETSPP). Elle mentionne obligatoirement la date de rupture et le montant de l’indemnité.

Étape 5 : rétractation et homologation

Un délai de rétractation de 15 jours calendaires court à compter du lendemain de la signature. Passé ce délai, la DDETSPP dispose de 15 jours ouvrables pour homologuer la convention. Pour les salariés protégés, l’homologation est remplacée par une autorisation de l’inspecteur du travail.

Quelle est la procédure à suivre pour un licenciement à l

Indemnités, préavis et droits au chômage : ce que prévoit la rupture à l’amiable

Une fois la convention signée et homologuée, plusieurs conséquences financières et pratiques s’appliquent immédiatement au salarié.

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L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

L’indemnité versée au salarié ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. Son calcul suit un barème précis :

  • 1/4 de mois de salaire brut par année d’ancienneté pour les 10 premières années ;
  • 1/3 de mois de salaire brut par année au-delà de 10 ans.

La convention collective applicable peut prévoir un montant plus favorable. Une indemnité supra-légale, négociée lors des entretiens, peut s’y ajouter.

L’absence de préavis et les droits au chômage

Contrairement au licenciement classique, aucun préavis n’est obligatoire dans une rupture conventionnelle. Les parties fixent librement la date de rupture, qui doit être postérieure à l’homologation.

Le salarié accède ensuite à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) versée par France Travail, sous conditions :

  • Être inscrit comme demandeur d’emploi ;
  • Justifier d’au moins 130 jours ou 910 heures travaillés sur les 24 derniers mois (36 mois pour les 53 ans et plus) ;
  • Être apte au travail et en recherche active d’emploi ;
  • Ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite.

La fiscalité de l’indemnité

L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales dans la limite de 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 92 736 € en 2025. Cette exonération s’applique sous réserve de ne pas dépasser l’indemnité de licenciement prévue par la convention collective.

Indemnités, préavis et droits au chômage : ce que prévoit la rupture à l

Rupture conventionnelle : quelles évolutions à venir pour ce dispositif ?

Depuis son introduction en 2008, la rupture conventionnelle s’est imposée comme un outil central de la gestion des fins de carrière et des transitions professionnelles. À l’avenir, ce dispositif pourrait connaître de nouvelles évolutions, notamment dans le cadre de réformes du marché du travail visant à mieux encadrer les conditions de consentement ou à adapter les seuils d’indemnisation. Le développement des droits à la formation et l’essor du compte personnel de formation pourraient également renforcer l’accompagnement des salariés sortants. Rester informé des changements législatifs reste donc indispensable pour toute personne concernée.

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Léo

Léo

Bonjour, je m'appelle léo et je suis un jeune entrepreneur. Actuellement professeur de marketing digital dans des écoles de commerce, je souhaite faire des articles sur ce sujet. J'espère que mes articles seront intéressants pour vous.